Une passionnée de speedsail -
Marie Dequeker - nous raconte sa dernière sortie. "Il est 9 h, la mer est basse à 10h, le temps de préparer le matériel (sac à dos, harnais, équipement), le sol sableux sera dans des conditions optimales, ni trop mou, ni trop dur, idéal pour y rouler toute la matinée.
Pour ceux qui n'auraient pas la chance de connaître le speed
sail, c'est une planche à voile, monté sur des roues pneumatiques. Le terme speed sail est une marque déposée, mais c'est celui que nous utilisons, vous comprendrez aisément que chariot à voile n'est pas très joli.
Ce sont des véliplanchistes en mal de sensation pendant les saisons de vent faible, en particulier l'été, qui ont mis au point ce nouveau sport. Le funboard exige une force de vent assez soutenue pour naviguer et s'amuser. Le
speedsail, lui, nécessite une force de vent idéal de 4 sur l'échelle de Beaufort (allant de 1 à 12), insuffisante pour les planches à voile.
Nous sommes en été, le ciel est clair et le soleil promet de ne pas nous décevoir. J'observe la mer, elle est calme à faiblement agitée, de nombreuses vaguelettes blanches étendues sur la mer me l'indiquent. C'est le signe que le vent est également au rendez vous. Je suis décidée, je pars.
Ma tenue vestimentaire sera simple, débardeur et bermuda de plage. Je protège rapidement ma peau avec de la crème solaire et je prépare mon sac à dos, où j'y mets une bouteille d'eau, des barres de céréales, mon étarqueur rose fluo, quelques mètres de boots de rechange et un couteau suisse. Je me pare de mon harnais, je chausse mes lunettes de soleil, je suis prête à sortir mon speed sail de son boxe.
La voile est dans sa housse, le mat démontée en deux parties, j'installe l'ensemble sur le chariot en les bloquant avec le wishbone. Je pose un pied sur le nez du chariot et tel un skate, je patine le long de la route pour atteindre la zone de navigation autorisée, distante de la plage des vacanciers.
Après avoir gréée mon
speedsail, je me décide sur le trip que je vais réaliser. Le vent est constant, une randonnée en solitaire me tente bien aujourd'hui. Je vais naviguer sur cette vaste étendue de sable vers la station balnéaire voisine, située à 3 km environ. Le vent est idéalement orienté, il vient du large, ce qui signifie que je n'aurai pas de mal à longer la mer ni à l'aller, ni au retour.